Les femmes qui comptent

Les femmes dans les directions financières : est-ce encore un sujet ?

D’emblée, posons que ce sujet ne relève d’aucun angélisme mais d’une équation économique simple. Dans un contexte du marché du travail caractérisé par une « guerre des talents », il est de bon sens de ne pas se priver de la moitié de la population, étant rappelé que les parcours d’études supérieures en finance livrent depuis des décennies des promotions paritaires.  

Mais alors pourquoi est-ce encore un sujet ? Simplement car les directions financières n’échappent pas à l’imparfaite féminisation « à tous les étages ». Comme dans la majorité des fonctions qu’elles soient électives, professionnelles, dans le secteur privé, public ou associatif, les femmes sont encore sous-représentées aux plus hautes responsabilités. Sans rentrer dans le débat sur les quotas, le cadre législatif et réglementaire a indubitablement poussé à la féminisation. Les directrices financières ont de nombreux atouts reconnus pour leur capacité à poser un regard autre et occupent un rôle central dans les organisations, rampe de lancement pour des postes d’administratrices.  

D’un côté, des évolutions législatives font donc bouger les lignes. A l’autre bout du spectre, les directions financières évoluent aussi par des initiatives de terrain, une transformation managériale de tous les jours à laquelle chacun peut apporter sa pierre pour libérer les potentiels féminins pour plus de mixité, créatrice de valeur et d’opportunités. 

  • Aude Rigaudière
  • Sophie Mouterde
  • Hervé Boullanger