Les nouvelles technologies : quels impacts sur la mutualisation des fonctions financières ?

Armand Angeli, Président Groupe CSP & Robotisation (RPA) de la DFCG, membre du Comité éditorial

Publié le 21/03/2019

Les Directions financières sont souvent les pilotes de la Transformation pour leurs entreprises pour leurs fonctions mais aussi l’ensemble des processus du front office client au back office. Ils recherchent toujours plus de performances, de productivité et de rentabilité mais aussi de rapidité et de flexibilité tout en garantissant sécurité, […]

Les Directions financières sont souvent les pilotes de la Transformation pour leurs entreprises pour leurs fonctions mais aussi l’ensemble des processus du front office client au back office. Ils recherchent toujours plus de performances, de productivité et de rentabilité mais aussi de rapidité et de flexibilité tout en garantissant sécurité, intégrité des données et com- pliance.

Cette quadrature du cercle a été historiquement souvent résolue par la mise en place d’ERP permettant l’intégration des activités de l’entreprise, par la refonte des processus avec le Lean ou le Six Sigma, par la mutualisation des fonctions en interne dans des Centres de Services Partagés (CSP) ou en externalisation chez des experts de Business Process Outsourcing (BPO), et par une localisation plus ou moins lointaine (nearshore ou offshore). Toutes ces solutions

pouvaient être successives ou simultanées.
Mais les nouvelles technologies disruptives sont venues rabattre les cartes, que ce soit le Cloud, le SaaS, la RPA (Robotic Process Automation) et bientôt l’IA (Intelligence Artificielle) ou tout simplement des applications sophistiquées de niches des Fintechs.

Selon l’enquête PwC / DFCG, 83 % des Directeurs Financiers déclaraient vouloir passer au Cloud (contre 31 % l’année précédente). Toutes les études montrent que près de trois quarts des entreprises d’une certaine taille étudient ou mettent en place la Robotisation RPA. Le cloud et le SaaS mettent à disposition des entre- prises, avec des investissements financiers limités, et une sécurité assurée, des nouvelles applications interconnectées entre elles et avec les « legacy systems » grâce aux interfaces de programmation (API).

Les activités se spécialisent dans des centres non plus transactionnels mais d’expertises (CoE). Les CSP peuvent devenir virtuels avec des collaborateurs inter- connectés où qu’ils soient. On passe au « Cybershoring ».

La robotisation est la nouvelle forme d’offshore fondée sur le labour arbitrage. On agit non plus sur les montants des salaires mais sur le nombre et la qualité des opérateurs spécialisés qui restent locaux.

On voit apparaître des solutions de Robotisation intelligence en Cloud avec paiement à la consommation. Des librairies de robots « plug-and-play » (e.g. Red- wood) ou des « Digital Workers » (e.g. Automation Anywhere) pour des fonctions bien spécifiques sont maintenant disponibles. Ne serait-ce pas la nouvelle forme d’externalisation !

Comment la Finance peut-elle se réinventer dans ce monde digital ? Comment se préparer ? Quel est l’im- pact sur les Ressources Humaines et le mode de management ? Qu’en est-il des pays de BPO traditionnels tels que la Pologne ? Comment les fournisseurs de BPO revoient-ils leur « business model » pour tirer parti de la RPA. Quelles approches chez nos pairs hors Europe ? Quels sont les premiers retours d’expérience ?

Autant de questions que nous avons voulu aborder dans ce dossier de finance&gestion et qui font l’objet d’échanges entre pairs dans le Groupe CSP/Robotisation initié par la DFCG, Groupe que nous vous invitons à rejoindre.