PME et ETI : où trouver l’argent ?

Le financement est le sujet majeur des entreprises en 2021. Certes, ce thème est régulièrement couvert par la DFCG, mais il a paru utile d’aborder quelques nouveautés en matière de « levée de fonds ».

Ce dossier dresse un état des lieux du financement des ETI-PME en France avec, d’une part, les caractéristiques positives et négatives ainsi que des suggestions d’amélioration et, d’autre part, les raisons de l’assèchement de la Bourse et le nouvel intérêt pour les « Special purpose acquisition company (Spac) ».

Le médiateur des entreprises partagera avec la rédaction son état des lieux du mode de financement le plus important en volume des ETI-PME, les mesures de remédiation aux situations difficiles entre grands donneurs d’ordre et fournisseurs et la liste de seize « entreprises solidaires ». Enfin, il exprimera sa confiance en la capacité des entreprises à financer la reprise.

En complément, un cabinet d’audit et de conseil livrera ses recommandations en matière de financement, en privilégiant le bas de bilan.

Il est utile également de comprendre comment les nouvelles technologies telles que celles de la blockchain facilitent les levées des fonds et accélèrent la récupération des fonds engagés dans les opérations de commerce international. Les coûts, la simplicité, la traçabilité, les délais seront sensiblement améliorés. Blockchain ne signifie pas nécessairement « bitcoin » et sa « folie » actuelle ; d’autres supports existent et sont privilégiés par quelques consortiums bancaires déjà actifs depuis quelques mois.

Le directeur des entreprises de la Banque de France précisera par la suite les modalités de notation des entreprises en 2020 et en 2021.

Un autre point qui sera abordé dans le dossier concerne le financement de la recherche, de l’innovation et du développement, au-delà des simples aspects fiscaux.

La norme IFRS 16, qui accroît la lisibilité comptable des comptes des entreprises, génère une incertitude accrue liée à la volatilité des marchés d’actions et de taux dans l’évaluation. Les montages de financement n’en sont que plus complexes.

Enfin, alors que les mesures de soutien à l’économie et aux entreprises françaises sont largement et précisément traitées par la DFCG, le dossier se termine par des comparaisons avec de grands pays développés. Les initiatives et les montants engagés sont variables : il est utile de les connaître.

Ce dossier sur les levées de fonds est nécessairement réducteur, mais les auteurs ont tous réussi à faire preuve de pédagogie – et nous les en remercions – afin d’éclairer les choix structurants que devront faire les directeurs financiers.

  • Anne Defrenne
  • Dominique Chesneau