À Dunkerque, Douai ou Crolles, les bulldozers et les grues de levage dessinent le nouveau visage du paysage économique français. La « Battery Valley » du Nord et les extensions de sites technologiques incarnent le discours sur la souveraineté retrouvée. Pourtant, loin des coupures de ruban et des visites ministérielles, la véritable bataille de la réindustrialisation se joue dans l’ombre des directions financières. Bâtir un site « greenfield », moderniser un outil de production obsolète ou engager la décarbonation lourde d’un groupe exige de résoudre une équation complexe : orchestrer des investissements massifs, soumis à un différé de rentabilité long et à de...
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