Quinze ans après les premières annonces messianiques autour de la blockchain, le constat est sans appel : la rupture promise n’a pas eu lieu. Les banques sont toujours là, les infrastructures historiques continuent d’assurer l’essentiel des flux mondiaux et les paiements du quotidien n’ont connu que des évolutions incrémentales. Ce n’est pas un échec technologique, mais plutôt un échec de projection. La désintermédiation totale, souvent prophétisée, n’a pas résisté à l’inertie des organisations, aux contraintes réglementaires et à la réalité des systèmes d’information existants.

Les grandes ambitions initiales, telles que l’automatisation du commerce international, la ...