France-Stratégie vient de publier une étude importante, ou plutôt une méta-étude, c’est-à-dire la recension de l’ensemble des études en réponse à une question décisive : s’il est souhaitable pour la santé de passer à une agriculture écologique, est-ce rentable pour les exploitants agricoles ? Voir, sous les signatures de Alice Grémillet et Julien Fosse, « Les performances économiques et environnementales de l’agroécologie ».

La réponse en résumé : les exploitations agroécologiques présentent même des résultats économiques à moyen terme supérieurs à ceux d’exploitations conventionnelles, malgré une baisse des rendements.

Avec cette qualification : c’est rentable à long terme, mais la transition vers l’agroécologie est coûteuse, d’où, pour certaines filières bien précises dont la filière bovine, le besoin de conforter cet investissement chez les agriculteurs par le jeu de subventions spécifiques. Voici, non pas le graphique, mais l’image de la semaine en illustration.

 

 

Il est de bon augure que la politique agricole européenne (la PAC) vienne, au terme d’un accord récent à Bruxelles, d’en faire un élément-clé de sa stratégie. Voir ici dans Les Echos un topo sur la réforme de la PAC.

 

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On peut y ajouter cette remarque : une agriculture aux rendements moindres, c’est aussi une agriculture dont les besoins en main-d’œuvre sont plus importants. Il est donc bienvenu que cette transition vers l’agroécologie s’accompagne d’une inversion de la tendance séculaire de diminution des emplois agricoles. « La terre ne ment pas », disait-on dans un contexte certes différent.

 

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