Au point de départ de l’austérité salariale, on trouve l’idéologie libérale et la volonté d’accroître les revenus du capital. Mais aujourd’hui, l’enjeu est beaucoup plus vaste. Depuis la crise de 2008, l’austérité salariale a favorisé des politiques économiques fortement expansionnistes avec une inflation faible et des taux d’intérêt bas, qui maintiennent la solvabilité des États malgré un endettement public élevé.

Or, aux États-Unis, en France, en Italie, partout en Europe, les partis populistes ont fait et font toujours campagne sur la sortie de l’austérité salariale et la hausse du pouvoir d’achat. Les gilets jaunes français et les « red necks ...